Historique

C'est en 1957, grâce à l'initiative d'un groupe d'entrepreneurs en électricité et en plomberie, que le premier bureau des soumissions a vu le jour. Soucieux de voir naître des relations plus harmonieuses entre les soumissionnaires, ces entrepreneurs ont voulu que s'installe une concurrence plus saine dans le milieu de la construction industrielle et commerciale.

Une entente fut conclue entre la Corporation des maîtres électriciens du Québec, la Corporation des maîtres tuyauteurs du Québec ainsi que l'Association de la construction de Montréal créant ainsi le Bureau des soumissions déposées de Montréal. L'expérience fut par la suite étendue dans les régions. En 1960 le BSDQ s'installait à Québec, puis dans la Mauricie et l'Outaouais en 1963.

Ce n'est que depuis 1967 que le BUREAU DES SOUMISSIONS DÉPOSÉES DU QUÉBEC existe sous sa forme actuelle. Une première entente fut signée entre la Corporation des maîtres électriciens du Québec, la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec et la Fédération de la construction du Québec (aujourd'hui l'Association de la construction du Québec) établissant des bureaux de soumissions déposées dans les principales villes de la province. Cette première entente à l'échelle provinciale fut complétée, trois ans plus tard,  par une nouvelle entente assujettissant provincialement les travaux exclusifs de mécanique et d'électricité, de même que certains travaux non exclusifs. Cette entente prévoyait des mécanismes qui permettaient d'assujettir volontairement et régionalement d'autres travaux spécialisés. Elle intégrait également le Bureau des soumissions déposées de Montréal, qui jusque-là, était demeuré autonome.

Aujourd'hui, trois organisations provinciales dirigent le BSDQ. Il s'agit de :

  • L'Association de la construction du Québec;
  • La Corporation des maîtres électriciens du Québec; et,
  • La Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec.

L'Association de la construction du Québec est formée d'associations régionales affiliées, alors que les deux corporations ont été créées par les lois provinciales et elles regroupent, selon le cas, des entrepreneurs en électricité ou en mécanique de bâtiment.

Le BSDQ est aujourd'hui établi dans 15 villes du Québec. Il reçoit entre 45 000 et 50 000 soumissions par année, pour environ 4 500 projets enregistrés.

Pendant plus de 40 ans, le BSDQ a réalisé sa mission grâce à un système de dépôt sous enveloppe administré par du personnel réparti dans toutes les grandes villes du Québec.

En 2008, le BSDQ a mis en place un outil évolué capable de recevoir et d'acheminer des soumissions à partir d'un accès Internet: la transmission électronique des soumissions (TES). Il a toutefois fait coexister le système de dépôt sous enveloppe et le système de dépôt par voie électronique jusqu'à janvier 2013 afin d'assurer une transition vers les solutions électroniques qui convenait au rythme de chacun. Depuis février 2013, la TES est le seul outil utilisé pour la réception et la transmission des soumissions.

Le Bureau des soumissions déposées du Québec a été créé essentiellement pour régulariser et améliorer les procédures de dépôt de soumissions. L'objectif principal poursuivi par le BSDQ est d'assainir la concurrence, particulièrement dans les secteurs de construction commerciale et industrielle.

Le BSDQ réglemente l'ensemble des activités qui entourent une soumission et applique des règles équitables et uniformes pour tous. Il veille à protéger les usagers contre certaines pratiques déloyales.

Le caractère d'intérêt public du BSDQ a été reconnu par les tribunaux en tant que contrat collectif favorisant l'honnêteté et le maintien d'une saine concurrence dans le domaine de la construction. Recourir au BSDQ, c'est offrir un encadrement efficace au processus d'offres et assurer la protection de l'intérêt public. Concrètement, cette protection s'applique non seulement aux soumissionnaires, mais aussi aux maîtres de l'ouvrage, aux architectes, ingénieurs et entrepreneurs généraux. C'est donc tout le monde qui y gagne parce qu'en bout de ligne, c'est le grand public qui en profite.

L'essence même du BSDQ tourne donc autour de ces trois éléments principaux : le premier, l'aide aux soumissionnaires; le second, la collaboration avec les maîtres d'ouvrage et le troisième, la sauvegarde de l'intérêt public.